Conférence - Internet de demain

ESAIP

Publié le 27 Jan · Saint Joseph ·

Professeur à l’Université de Bourgogne, Christophe ­Nicolle a présenté ce que sera le futur d’Internet à une centaine d’étudiants.

esaip-conference-internetÀ l’initiative de Nicolas Dussert, directeur des études de l’institut supérieur Saint-Joseph-ESAIP, Christophe Nicolle, docteur en informatique et chercheur au laboratoire LE2I de l’Université de Bourgogne, a développé pendant près de deux heures, à partir de l’Internet actuel, les évolutions envisagées et envisageables pour l’avenir de cet outil de communication à la fois fascinant et inquiétant.

Fascinant et bénéfique comme la déesse grecque Panacée et inquiétant comme sa consœur Pandore, responsable de tous les maux. C’est d’ailleurs la guerre froide qui est à l’origine d’Internet, ­lorsqu’en 1962, une agence du département américain de la Défense, l’Advanced ­research projects agency (Arpa) étudie avec succès la mise en réseau des ordinateurs des bases militaires et crée Arpanet, ancêtre d’Internet.

Des étudiants voués à l’international

S’adressant à de futurs chefs de projets informatiques en entreprise de niveau bac + 3 et bac + 5, Christophe Nicolle a centré son intervention sur les utilisations futures, à des fins professionnelles, d’Internet et du World Wide Web (toile d’araignée mondiale), créé après le ­premier, en 1990, et ­plus communément ­appelé le Web ou la ­Toile.

Ces étudiants, nés avec la Toile, consacrent un tiers de leurs 40 heures de cours hebdomadaires aux langues, autant que pour la gestion de projets informatiques.

Damien est satisfait de ­comprendre « comment va évoluer l’outil de notre futur métier », de même que Yoan qui a maintenant « une vision d’avenir globale plus concrète ». Peu effrayés par les propos de Christophe Nicolle, « on sait tout de nous », ils ont pris conscience de cet univers dématérialisé dans lequel ils travailleront, univers qui comptera, de la montre à la domotique, 25 milliards d’objets connectés en 2015 et le double en 2020.

« Et l’homme dans tout ça, et la sphère privée ? », ironise l’intervenant, avant de conclure sur « le business model qui rapporte de l’argent grâce à la solution apportée par la technologie pour répondre à un besoin humain. Répondre ou exploiter ? Panacée ou Pandore ? C’est de votre responsabilité de respecter un juste équilibre entre les deux. »

Cela s’appelle de la déontologie, de l’éthique ­professionnelle.

Source : Le Bien Public